L’ACSEL (Association pour le Commerce et le Service En Ligne) a publié un étude sur le e-commerce européen.
Un marché potentiel attrayant
En 2007, le marché européen du e-commerce pèse 106 milliards d’euros et compte 105 millions d’acheteurs en ligne. L’ACSEL estime que le marché est en phase de croissance, et que d’ici à 2011 le chiffre d’affaire devrait atteindre 330 milliards d’euros pour un potentiel de 200 millions de cyber-acheteurs. De plus, avec la monnaie unique et l’espace Schengen (libre circulation des marchandises), les échanges sont facilités. Le e-commerçant, en vendant en Europe, augmente son nombre de parts de marché potentielles.
Comment expliquer cette prévision d’augmentation d’acheteurs en ligne ?
Le marché du e-commerce européen reste très concentré autour des pays à fort PIB. L’Europe du Nord (l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays Scandinaves) est considérée comme un marché mature : 60% à 80% des internautes achètent sur Internet. Du côté de l’Europe du Sud (la France, l’Italie et l’Espagne), le nombre de cyber-acheteurs est plus faible, de 35% à 50% mais un taux de croissance élevé devrait apporter de nouveaux acteurs, donc une nouvelle demande à court et à moyen terme.
Des écueils qui peuvent freiner la croissance
Malgré des chiffres enthousiasmants, l’ACSEL liste une série d’écueils qui pourrait freiner la croissance du e-commerce européen :
- la concentration du marché : 70% du marché est contrôlé par 3 pays (France, Allemagne et Royaume-Uni),
- le marché est dominé par des acteurs nationaux puissants qui sont petit à petit remplacés par des grands acteurs internationaux,
- et enfin l’ACSEL met en avant l’absence d’une offre homogène sur le territoire européen : les délais, les moyens de paiement, le service après-vente et l’absence d’une méthode de marketing globale.

