Archive pour novembre 2009

L’e-commerce, un enjeu majeur, une chance pour la France

Samedi 21 novembre 2009

L’e-commerce est devenu un segment majeur du secteur de la distribution. Son chiffre d’affaires a atteint les 20 milliards d’euros en 2008, contre 8,7 milliards en 2005. Près d’un Français sur trois achète sur Internet. Alors que la vente à distance a plafonné pendant des années à environ 4 % du poids de l’ensemble de la distribution, elle est passée en quelques années à une part de 7 % à 10 % en fonction des segments, et parfois même à 20 % pour certains d’entre eux.

Même si la croissance de l’e-commerce a un peu ralenti avec la crise, elle reste forte. Au premier semestre 2009, le secteur a encore connu une croissance de 25 % alors que le commerce de détail enregistrait un recul de 2,5 % et que la consommation ne progressait que de 0,5 %.

La plupart des grandes enseignes de la distribution traditionnelle ont mis au point des stratégies dites « multicanal ». Elles ne craignent souvent plus la cannibalisation de leurs canaux de vente traditionnels et ont même souvent conclu à la forte complémentarité entre ces canaux et Internet. Leur succès a souvent été rapide. Elles ont vite appris les méthodes propres à ce canal de distribution. H&M, qui a choisi les Pays-Bas comme premier pays après la Suède pour lancer son site Internet, y est devenu en quelques années un des acteurs majeurs de la vente à distance, rattrapant et dépassant même un grand nombre d’enseignes de la vente à distance traditionnelle présente dans le pays depuis plusieurs décennies. Les grandes enseignes françaises du secteur de l’habillement ne sont pas en reste. Des sociétés comme Du Pareil au Même, Etam, Galeries Lafayette, Promod ou encore le Groupe Zannier ont toutes développé des stratégies multicanal offensives et efficaces aussi. Tous les secteurs sont concernés. Le site de Darty est un des plus importants en France dans le domaine de l’électronique grand public. Feu Vert est en train de devenir un acteur important sur le segment de l’accessoire auto en ligne.

Le mouvement n’est pas près de s’arrêter. Lors d’une récente conférence organisée par le magazine spécialisé dans la distribution « LSA », la société d’études de marché GfK a présenté les résultats d’une étude européenne particulièrement éclairante sur les tendances futures de la consommation en ligne. Sur les segments de produits achetés par les plus jeunes comme les lecteurs MP3, le niveau de consommation en ligne est déjà très élevé. En Grande-Bretagne et en Allemagne, c’est près de 40 % de ces produits qui sont déjà achetés en ligne. En France, nous en sommes à 20 %. Il est probable que lorsque ces jeunes internautes auront quelques années de plus, dans cinq à dix ans, et que leur consommation se fera sur l’ensemble des produits disponibles, on observera un basculement tout aussi massif de la consommation traditionnelle vers la consommation en ligne.

On observe donc cette forte croissance de la consommation en ligne dans tous les pays d’Europe. En revanche, la France se distingue des autres pays d’Europe par le fait que les acteurs majeurs de l’e-commerce sont souvent de jeunes entreprises entrepreneuriales qui ont atteint rapidement des tailles très significatives avec des chiffres d’affaires compris entre 500 millions et 1 milliard d’euros. Ce ne sont pas seulement des distributeurs traditionnels ayant évolué vers Internet ou des multinationales américaines de création récente comme Amazon ou eBay, mais aussi de très nombreuses initiatives entrepreneuriales locales. On ne retrouve en aucun cas ce phénomène même dans des pays où la consommation à distance est importante comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Grâce au dynamisme, à l’esprit pionnier et conquérant de quelques entrepreneurs français, on a vu émerger en quelques années des sociétés importantes, parties de rien ou de presque rien : Cdiscount, Pixmania, Priceminister, Rue du Commerce, Vente-Privée. Ces sociétés sont désormais des références de l’e-commerce en France et même en Europe. Toutes ces sociétés ont déjà une activité internationale forte et exportent leur savoir-faire et des marchan­dises en grande quantité dans d’autres pays d’Europe, parfois de façon spectaculaire comme Pixmania, qui exporte quotidiennement vers 30 pays d’Europe au départ de Paris. On voit encore actuellement émerger des acteurs ayant le potentiel de devenir des sociétés importantes en France et en Europe, comme par exemple Sarenza et Spartoo sur le segment de la vente de chaus­sures en ligne. Ces deux sociétés bien que de taille encore modeste sont déjà présentes à l’international. C’est le cas aussi du français Brand Alley, qui a réussi à s’allier au puissant groupe News Corp. pour s’implanter en Grande-Bretagne. Même si ces sociétés sont parfois rachetées par des acteurs majeurs de la distribution traditionnelle Européens, elles conservent souvent leur dynamisme entrepreneurial et font de la France un centre de compétence unique en Europe dans le domaine de l’e-commerce.

La France est même à l’origine d’au moins une innovation de dimension mondiale dans le domaine de l’e-commerce. La société Vente-Privée a conçu un modèle de vente en ligne s’inspirant des ventes privées de fin de saison dans la distribution textile. Ce modèle connaît une réussite spectaculaire en France, où la société a dépassé les 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en moins de cinq ans. De nombreux entrepreneurs dans tous les pays développés, y compris aux Etats-Unis, tentent maintenant de répliquer le modèle de Vente-Privée. Nous étions jusque-là plutôt habitués à copier des « business models » américains dans le domaine de l’Internet. Le dynamisme et la créativité de l’e-commerce français prouvent que ce n’est plus vrai.

Ce succès et cette croissance s’accompagnent d’investissements significatifs et de créations d’emplois en quantités importantes. Vente-Privée aurait récemment investi près de 15 millions d’euros dans un nouveau centre de préparation de commandes dans l’Ain. Ils ont mobilisé des compé­tences de haut niveau en matière d’automatisation de procédés industriels. Les emplois à la clef sont nombreux et de tous niveaux de qualification. L’e-commerce, qui est en train de devenir un enjeu majeur du secteur de la distribution, contribue donc à dynamiser le tissu industriel français et est probablement une formidable opportunité pour notre pays, en termes de création de richesse, de création d’emplois et de développement de compétences uniques en Europe.

sources : lesechos.fr

L’e-commerce progresse de 27 % en octobre

Mardi 17 novembre 2009

(Source: le journal du net)

Le mois dernier, les dépenses en ligne des internautes ont progressé de 27 % par rapport à octobre 2008. Nombre de transactions, panier moyen… Le nouvel indice mensuel du JDN fait le point.Le volume des ventes en ligne est en très nette croissance en octobre 2009. En effet, le mois dernier, le montant total des paiements effectués par carte bancaire (CB traditionnelle, cartes de paiement privatives et accréditives) auprès des e-commerçants français ayant opté pour les services de paiement en ligne proposés par Atos Worldline, Caisse d’Epargne, PayBox Services et Monext, a augmenté de 27 % par rapport à octobre 2008, dépassant 1,63 milliard d’euros.

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Le nombre de transactions réalisées sur le Web progresse lui-aussi à un rythme soutenu. Il y a ainsi eu 22 % d’achats en ligne de plus en octobre 2009 qu’en octobre 2008 : 17,8 millions de paiements par carte bancaire sur les quatre plateformes étudiées au lieu de 14,6 millions un an plus tôt. Pendant la même période, le panier moyen est passé de 87,82 à 91,57 euros, en hausse de 4,3 % sur un an.

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Construire et animer la home de son site marchand

Lundi 16 novembre 2009

(source : journal du net)

Quels éléments doivent absolument figurer en page d’accueil d’un site d’e-commerce ? Comment utiliser nouveautés, promotions et éditorial pour la faire vivre ? Réponses avec deux spécialistes de l’ergonomie et du marketing.

Les immuables de la page d’accueil

Avant toute chose, l’internaute doit comprendre en un clin d’œil ce que vend le site marchand. A cet effet, une (ou plusieurs) photo de produits est naturellement le plus indiqué. Elle rejoint les incontournables : logo, moteur de recherche et panier.

Le site doit également tout de suite mettre en avant les principaux éléments de réassurance. Paiement sécurisé, service client, blog s’il en existe un, services principaux comme par exemple la livraison gratuite… Ce sont ces éléments qui vont témoigner du sérieux du site. Ils doivent donc être placés au dessus de la barre de scroll.

Haut de la page d'accueil de Promod.fr

Haut de la page d'accueil de Promod.fr

« Il ne faut pas trop en mettre non plus, conseille Laure Sauvage, ergonome chez Benchmark Group (éditeur du JDN). A ce titre, la solution du site de Promod, qui fait défiler ces éléments sur une ligne, est très réussie. Ils sont rappelés en dur, plus bas dans la page. »

« Il faut aussi imaginer des clés d’entrée faciles vers les rayons afin de donner envie d’entrer dans le site », explique Charlotte Dereux, directrice marketing de Sarenza. Là encore, mieux vaut faire preuve de pondération : un nombre limité de zones différentes sur la home, pas plus de neuf onglets… Les ergonomes considèrent en effet que la mémoire à court terme est capable de traiter simultanément jusqu’à sept éléments, plus ou moins deux selon les gens.

Plus largement, l’idée est d’aller à l’essentiel : « surcharger ne donne pas l’impression d’un site riche, mais d’un site complexe« , met en garde Laure Sauvage.

Faire vivre la home avec l’actualité du marchand

Une fois que l’utilisateur a compris ce que le commerçant vendait et qu’il est rassuré sur son sérieux, le site doit encore faire vivre sa page d’accueil pour lui donner envie de revenir, mais aussi pour lui faire des suggestions s’il arrive sans idée d’achat précise. Il s’agit donc de relayer l’actualité au sens large du marchand : promotions, arrivées de produits, jeu-concours…

La directrice marketing de Sarenza rappelle d’ailleurs que l’actualité se crée : la présentation d’un produit best-seller, de la marque coup de cœur des équipes, une promotion spécifique… « Ce qui compte est de justifier la mise en avant. En éditorialisant, on crée l’actualité. Le site du Club des Créateurs de Beauté, par exemple, opère une très bonne rotation de l’actualité sur ce principe. »

homepage club createurs beaute ccbparis

homepage club createurs beaute ccbparis

Quant à la fréquence des changements, elle sera dictée par l’actualité du marchand, qui fera donc évoluer sa page d’accueil en fonction de son calendrier commercial. « Sans parler pour ne rien dire et si c’est jouable en terme de ressources et d’actualité, il est bien de s’imposer de modifier sa home au moins une fois par semaine », préconise Charlotte Dereux.

L’actualité saisonnière fournira aussi de belles occasions de mettre sa page d’accueil aux couleurs de Noël, de la fête des mères, des vacances… « Ce n’est que du graphisme, mais il est associé à des moments agréables de la vie, explique Laure Sauvage. Les habillages saisonniers sont toujours appréciés. »

Choisir le contenu à mettre en avant

Opérations commerciales, nouveaux produits, événements… Comment arbitrer entre ces différentes possibilités de mise à jour de la page d’accueil ? « C’est à chaque marchand de le faire en fonction du message qu’il souhaite faire passer », explique Laure Sauvage. « Certes, les promotions sont importantes, car Internet y est de plus en plus associé, ajoute Charlotte Dereux. Mais il faut toujours garder une place pour les nouvelles collections. Chez Sarenza par exemple, nous ne sommes pas qu’un site de promotion. La livraison et le retour gratuits sont souvent plus importants pour notre image que les promotions. »

haut page d'accueil sarenza.com

haut page d'accueil sarenza.com

L’ergonome de Benchmark Group le confirme : « Les nouveautés sont importantes pour montrer que le site vit. Les promotions font partie des attentes des internautes, mais il faut décider si l’on veut avoir une image de site de promo ou de site à la pointe de son secteur. » En outre, il est fondamental de toujours rester honnête en home par rapport à ce que le visiteur trouvera dans le site. Pas question d’afficher un gros « -70% » si cela ne concerne qu’un produit. Attirer l’œil, oui, mais en respectant certaines règles, donc.

Par ailleurs, de plus en plus de sites marchands placent en home des contenus de nature éditoriale, détaillant la tendance du moment ou proposant la chronique d’un spécialiste. « A condition de ne pas noyer l’internaute dans l’information, il est effectivement intéressant d’aller au-delà du simple ‘on vend’« , juge Laure Sauvage. Mais selon Charlotte Dereux, il convient tout de même de faire des choix. « La home doit refléter l’activité du site, qui n’est pas éditoriale mais commerciale. S’il relève du pur éditorial, le contenu peut ne venir que dans un deuxième temps. »

Enfin, si l’e-commerçant mène une campagne d’acquisition de trafic, par de l’affiliation ou des bannières, il est préférable que la landing page, le plus souvent la home, soit en cohérence avec la campagne, son message et son graphisme.

Beaucoup de choses à dire et peu de place

Le principal problème auxquels sont confrontés les marchands composant leur page d’accueil ? Ils ont beaucoup de choses à dire mais peu de place pour le faire. Pourtant, de plus en plus, les sites évoluent vers des formes de page d’accueil moins surchargées, où les messages ont suffisamment d’espace pour exister. Se généralise par exemple la solution, retenue entre autres par Sarenza, d’un grand rectangle où se succèdent plusieurs informations différentes, préférable à plusieurs zones plus petites qui cohabiteraient.

« Cette solution utilise de belles photos et laisse à l’internaute la main : il n’a qu’à placer son curseur au dessus de l’onglet pour modifier l’affichage, remarque Laure Sauvage. C’est très visuel, très informatif, facilement utilisable et surtout, cela permet d’alléger la home. »

L’ergonome note que Spartoo utilise le même outil, mais pour donner accès aux différentes rubriques de son catalogue. « C’est une bonne idée aussi, chaque style est illustré sans avoir à y entrer et cela rend la home très attractive. »

haut page d'accueil spartoo.fr

haut page d'accueil spartoo.fr

Une solution qui a aussi l’avantage de permettre des modifications en douceur de la page d’accueil. Les changements qui y sont apportés ne doivent en effet pas être trop brusques, au risque de perdre le visiteur. Il est donc conseillé de ne pas changer la structure de la home en la mettant à jour et de ne la modifier que par zones. La facilité technique de l’opération encouragera d’ailleurs des modifications plus fréquentes.

La tendance est au grand visuel

La homepage de 3suisses.fr, dans toute sa largeur

La homepage de 3suisses.fr, dans toute sa largeur

Les sites de discount : un cas particulier ?

Si certains e-marchands restent très éloignés de cette évolution, il s’agit sans conteste des sites de discount. Leur modèle de home est-il dépassé ou au contraire très adapté à leur positionnement ?

D’après Charlotte Dereux, leur page d’accueil est très adaptée à leur activité : « Contrairement à ce que certains pensent, ils ne font pas du tout n’importe quoi. Leur home est au contraire gérée comme les têtes de gondole des supermarchés. Le taux de clic de chaque zone est mesuré et dans l’heure elle peut être changée. » Et l’identité graphique du site rappelle bien sûr son positionnement.

La directrice marketing de Sarenza note toutefois qu’il lui serait impossible d’adopter une page d’accueil du même type. « Les marques que nous vendons s’attendent à une certaine charte. Plus largement, on peut retrouver entre deux sites marchands la même différence qu’entre un hypermarché Auchan et le Bon Marché qui fait appel à des designers pour concevoir ses vitrines. »

Laure Sauvage juge pour sa part que la démarche des sites de discount n’est généralement pas ergonomique mais marketing. « Pour ne pas tourner au capharnaüm, les sites de discount doivent encore plus que les autres soigner la navigation, la recherche et l’aide au choix, ceci dès leur home », conclut-elle.

homepage cdiscount.com

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Les Français, l’e-commerce et la crise

Lundi 16 novembre 2009

(Source ; Journal du net)

Les acheteurs en ligne changent-ils leurs habitudes avec la crise ? Vont-ils se serrer la ceinture pour Noël ? Une étude de l’Ifop répond à ces questions.

Environ 10 articles achetés en ligne en moyenne par an

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Le commerce électronique profiterait-il de la crise ? En dépit d’un contexte économique difficile, 86 % des internautes ont en tout cas commandé ou acheté au moins un article sur Internet au cours des douze derniers mois, selon cette étude de l’Ifop pour L4 Logistics. 17 % des répondants en ont commandé 15 ou plus. Pour l’ensemble de la population internaute, la moyenne annuelle atteint 9,4 produits. A noter que pour cette question, voyages, spectacles et autres produits immatériels n’étaient pas pris en compte.

Produits achetés : le textile rattrape les biens culturels

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Deux tiers des internautes disent avoir acheté sur les douze derniers mois des produits culturels. Viennent ensuite l’habillement et le high-tech, les deux autres poids lourds tradtionnels de l’e-commerce, suivis du voyage. Seuls 15 % des internautes ont acheté en ligne au moins un produit alimentaire.

Y aura-t-il des achats en ligne à Noël ?

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Les difficultés économiques rencontrées par les Français semblent avoir des conséquences positives mais limitées sur le secteur du commerce en ligne. Pour les courses de Noël en tout cas, 15 % des internautes intérrogés comptent passer davantage par Internet. Au contraire, 8 % achèteront moins ou plus du tout par ce canal cette année. Pour la grande majorité (61 %), il n’y aura aucun changement d’habitude.

La crise affecte les intentions d’achat en ligne 

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En réalité, ces intentions d’achat en ligne se limiteraient à la période de Noël, selon cette étude. Interrogés directement sur les conséquences de la crise économique, 28 % des internautes disent que la crise les incite à acheter moins en ligne. 9 % indiquent le contraire. Un nette majorité compte acheter autant.

Internet rime avec petits prix

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Dans un contexte économique difficile, la concurrence des marchands en ligne et des magasins physiques s’exacerbe. Les sites marchands semblent avoir un certain avantage puisque les internautes les associent à des prix plus bas (62 %), y compris pendant les soldes (45 %). Les boutiques traditionnelles sont en revanche préférées pour leurs conseils et leurs services après-vente.

L’effet indéterminé de la crise sur l’e-commerce

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Pourtant, quand on leur demande directement si le secteur de l’e-commerce profite de la crise actuelle, les Français se montrent circonspects. 27 % estiment que c’est le cas, mais 29 % pensent le contraire. Pour le plus grand nombre (44 %), il n’y a aucun effet.

Le « picking » en magasin jugé très intéressant

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Face à la concurrence des marchands « pure players », certaines enseignes physiques mettent en place des passerelles entre le on et le offline. Une stratégie gagnante selon cette étude, puisque les internautes plébiscitent les services qui leur proposeraient de choisir entre une livraison payante chez eux et une livraison gratuite en magasin (aussi appelée « picking »). 85 % trouvent cette alternative très ou assez intéressante. 

Certains options de livraison véritablement plébiscitées 

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Les internautes se montrent très intéressés par certaines options de livraison. C’est le cas par exemple de la possibilité de choisir la personne chez qui livrer (91 % la jugent intéressante) ou de déballer son colis devant le livreur (90 %). La livraison en points-relais ou en horaires décalés (le soir ou le week-end par exemple) est aussi appréciée.

Les pièges à éviter en passant à l’e-commerce

Lundi 9 novembre 2009

(Source: JDN)

Plaquer son offre physique sur son site Web

rich-mediaInternet est un canal de vente à part entière. Pourtant, certains petits commerçants l’appréhendent comme le simple prolongement de leur boutique. Si le e-commerce est bien sûr d’abord du commerce, il faut cependant éviter de se contenter de transférer son activité en ligne.

Ainsi, proposer sur sa nouvelle boutique en ligne l’intégralité de son catalogue n’est généralement pas une bonne idée. « Sur le Web, il faut savoir construire une offre homogène, en termes de niveau de prix par exemple », explique Marc Schillaci, PDG d’Oxatis, un éditeur de solution e-commerce pour TPE-PME.

Le marchand devra également sélectionner ses produits, en choisissant ceux qui s’adaptent à la vente en ligne. Par exemple, si l’on peut avoir sans difficultés dans son magasin physique des articles lourds, cela pose des difficultés sur le Web. Trop de nouveaux venus dans l’e-commerce ne tiennent pas compte des problématiques de la vente à distance telles que les coûts de logistique et de transport.

Afin de mettre toutes les chances de son côté, le marchand pourra se concentrer sur un aspect du commerce. Cela peut être, l’offre en elle-même, le prix, les délais ou encore le conseil.

 

Chercher l’originalité à tout prix

podiumSi des commerçants se contentent de mettre en ligne leur activité physique, l’autre extrême existe. Pour certains, Internet rime avec
originalité à tout prix
. Or s’imaginer qu’il soit indispensable pour réussir d’avoir le site le plus original et le plus beau est une erreur.

Un site en Flash, au design très élaboré ne fera pas vendre davantage. Surtout, les prestations d’agences Web pour le réaliser ne sont souvent pas à la portée de toutes les bourses, et le résultat avec un petit budget peut être décevant. A choisir, les petits commerçants auraient davantage intérêt à consacrer ce budget au marketing.

Le risque d’un site torp original est de dérouter le visiteur et finalement de perdre des transactions. « Aujourd’hui les gens ont l’habitude d’un certaine navigation sur les sites marchands. Ils cherchent le menu en arborescence, le fil d’Ariane… S’ils ne les trouvent pas, cela peut les faire partir » estime Marc Schillaci.  

 

Ne pas échanger avec ses clients

user-groupeL’interactivité constitue un des fondements d’Internet. Il ne faut donc pas délaisser cet aspect même sur un site marchand.

Ecouter ses clients : Dans l’optimisation de son site, le rôle des internautes est important. Car leurs remarques et leurs critiques peuvent aider le marchand à améliorer des aspects essentiels comme le positionnement, les fonctionnalités ou encore les informations sur les produits. « Une des erreurs répandues consiste à se dire : ‘mon premier positionnement est le bon’. Ce n’est pas toujours le cas et il savoir évoluer », explique Marc Schillaci. 

 Ne pas parler à ses clients : Comme pour le commerce traditionnel, la vente sur le Web nécessite de communiquer avec ses clients. Certains s’y refusent, persuadés de ne pas en avoir besoin. « Sur Internet, il ne faut pas avoir la prétention de se dire que les clients vont forcément revenir« , conseille Marc Schillaci.

 Quand la boutique physique peut profiter de sa localisation, la boutique en ligne est théoriquement en concurrence avec toutes les autres de son secteur. La lettre d’information sur ses produits et ses opérations commerciales est un bon  moyen – relativement abordable - de le faire.

S’imaginer que tout est facile dans le commerce en ligne

Warning Le dynamisme de l’e-commerce donne la fausse impression que tout marchand en ligne rencontre le succès sans trop d’effort. Or ilfaut passer du temps au quotidien pour gérer son activité sur le Web. « On voit encore des commerçants qui publient un site et qui le laissepratiquement à l’abandon, s’imaginant que tout va leur tomber du ciel », regrette Marc Schillaci.

 Une boutique, surtout en ligne, nécessite notamment de bien décrire et présenter ses produits. Une bonne description mettra en avant les fonctionnalités de l’article et ses bénéfices. Si beaucoup de nouveaux vendeurs en ligne négligent le contenu de leur site, attention cependant à ne pas surcharger ces descriptions d’informations. Un contenu riche améliore par ailleurs le référencement naturel du site dans les moteurs de recherche.

 La vente sur le Web n’est pas l’eldorado parfois présenté. Il ne faut donc pas se fixer d’objectifs trop ambitieux en matière de temps et de chiffre d’affaires. La réussite met du temps à venir. Pour l’atteindre, mieux vaut s’armer de patience et tester, améliorer sans cesse son site. « Il faut savoir expérimenter de nouvelles choses par petites touches. Changer sans tout remettre en cause », résume Marc Schillaci.

 

Négliger le marketing en ligne

terre.miniatureComme le commerce traditionnel, son homologue sur Internet nécessite un travail de communication. Une notion que certains petits commerçants délaissent. A tort, estime Marc Schillaci : « Il faut parfois rappeler à certains qu’ils font déjà un travail de communication pour leur boutique physique, en faisant passer par exemple des publicités dans la presse locale ».

Sur le Web, le marketing relève une importance plus grande encore. Mieux vaut donc consacrer le budget nécessaire pour s’assurer que sa boutique en ligne soit bien visible.

Mais quelle est la meilleure stratégie ? Il faut d’abord éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier, en panachant par exemple liens sponsorisés, comparateurs de prix et e-mailing. En matière de référencement, le PDG d’Oxatis conseille de commencer par les liens sponsorisés. « Cela permet de découvrir rapidement et pour pas trop cher les mots-clés qu’utilisent les internautes », explique-t-il. A partir de ces informations, le marchand peut travailler son référencement naturel, en intégrant les bons mots-clés dans ses fiches produits notamment.

Faire du marketing en ligne ne suffit pas. Il faut également en mesurer l’efficacité. Le trafic du site compte évidemment, mais le petit commerçant devra surtout surveiller le taux de transformation, plus important encore, des différents outils marketing.